mes aventures suédoises

Monday, September 25, 2006

Première expédition (31/08)

Deux semaines libres, enfin une vraiment libre car la semaine dernière je devais passer mes examens de suédois (oral lundi et écrit vendredi : jättejättebra !), je ne pouvais laisser passer l’occasion, il fallait que je profite de ce temps mort pour visiter un peu le coin.
Réunion de crise vendredi, soit moins de 48h avant le départ pour décider où on va. Finalement on sera quatre, Marjorie, Florent, Pauline (deux Rennais) et moi, et on partira à Malmö-Copenhague de dimanche a mardi (27 au 29 août).

Dimanche matin 7h30 rendez vous devant chez les Rennais pour aller à la gare. Le bus part à 8h20. Les visages sont encore marqués par les dérives estudiantines de la veille, on est sorti ‘downtown’ (comprendre centre-ville) pour échapper une soirée au moins au [HG] le student-pub du Ryd. Petite soirée sympathique entre parenthèse au milieu de ‘vrais’ suédois et suédoise. Digression sociologique : les suédois(e)s sont tous bourrés le samedi soir en boite ! Enfin bon, retour à 3h30, couché 4h30 (il n’est malheureusement pour moi que 23h en Argentine !!), heureusement qu’on a six heures de bus pour dormir.

Arrivés à Malmö 15h, on commence à arpenter les rues de la ville en se dirigeant doucement vers le Malmöhus castle. Château du XVe où sont regroupés tous les musées de la ville. Malheureusement, j’arriverais jamais à me faire aux horaires suédois, c’est fermé ! Il commence à pleuvoir on décide d’aller à l’auberge de jeunesse poser nos sacs. Soirée dans le vieux Malmö (Gamla Malmö), on finit par un merveilleux café sur la sympathique Lillatorg toute éclairée en cette soirée d’été. Partie de ‘président-trou du cul’ à l’auberge avant de dormir, je remporte la partie et m’endors profondément.

Lundi, le soleil semble être de la partie aujourd’hui. On décide donc d’aller tout de suite au bord de mer avant que le temps ne change à nouveau. Et là on tombe sur le quartier assez branché de Malmö. Pas branché parce que tous les restos, boites, ou autres magasins à la mode s’y trouvent mais plutôt parce que les maisons, les appartements devrais-je dire, sont incroyablement modernes, class, design… des énormes baies vitrées partout, face à la mer, face à Copenhague bien sur. Ca a l’air d’être le quartier des jeunes cadres dynamiques, légèrement bobos dirait Renaud. A l’intérieur on peut apercevoir (les baies vitrées attirent le regard, loin de nous l’idée d’espionner quiconque) les inévitables sérigraphies de Warhol (Marilyn, Elvis, Mao…) et les Mac trônant sur les bureaux. Au milieu de ce quartier sans grand intérêt touristique il est vrai mais très agréable pour quelques balades, très intéressant pour un étudiant en architecture (Adrien si tu nous regardes…), au milieu de ce quartier donc se dresse le bâtiment le plus symbolique de cette ville, la Turning Torso. Tour résidentielle haute de 190m et qui fait une rotation de 90° entre les étages les plus bas et ceux les plus haut. Elle est vraiment pas mal.

Il est maintenant temps pour nous de nous rendre à nouveau au Malmöhus Castle pour visiter les musées. Le musée, car tous les musées sont mis bout à bout donc on a l’impression qu’il n’y en a qu’un, veut montrer Malmö du Paléolithique à aujourd’hui. Projet un peu trop vaste et trop ambitieux semble-t-il car on a souvent l’impression de se trouver chez un antiquaire plutôt que dans un musée (surtout pour la période Renaissance-XXe siècle)… Donc rien de terrible, pas de quoi casser trois pattes à un canard comme dirait l’autre…
On retourne au centre ville manger, visiter quelques églises, faire quelques magasins et il est rapidement l’heure de prendre le bus pour Copenhague…

Arrivé 18h30 à Copenhague. On se dirige doucement vers l’hôtel en marchant le long de Tivoli (véritable parc d’attraction en plein cœur de la ville, la Foire du Trône permanente), de l’hôtel de ville, du quartier latin de Copenhague (restaurants français ‘l’Education Nationale’ et ‘Crêperie Astérix’)… Nous arrivons enfin à notre hôtel réservé sur Internet, mais malheureusement notre mail ne semble pas être arrivé… Nous voila donc à la rue ! Le type nous donne les adresses de toutes les auberges de jeunesse de la ville et au deuxième coup de téléphone on en trouve une ou il reste quatre lits… Arrivés à 20h dans notre auberge, on va faire un petit tour by night le temps de manger une petite pizza et de se promener encore un peu dans les rues de la capitale.

Réveil. Douche. Rapide coup d’œil au guide du routard. Nous voila parti pour essayer de voir le maximum de choses en une journée.
Rapide compte rendu visuel de notre matinée :

Grabrodretov

Stroget, plus grande avenue piétonne du monde où l’on rencontre des maloins qui connaissent maman (pour une fois que ce n’est pas papa … !!!). La plage en face de l’Espa ça mène à tout me direz-vous.

Nyhavn (nouveau port) très joli, quelles couleurs ! quels contrastes ! C’est très animé aussi, plais de cafés, de restos…

Amalienborg, c’est beau mais froid. Froid comme les gardes que l’on ne peut pas approcher a plus de 2 mètres…

Il est temps d’aller voir la star du coin, la lille Havfrue, la petite sirène de Copenhague. Petite le terme est idéalement choisi. Comme le Maneken Pis à Bruxelles et la Joconde à Paris il semble que les différentes stars de chaque capitale soit des mini-one.

Après la pause kebab on se dirige doucement vers Christianhalv, un quartier qu’il parait que c’est beau, mais malheureusement la pluie s’invite à la visite… On visite malgré tout le quartier en se dirigeant doucement vers l’église Vol Frelsers Kirke pour se protéger de la pluie. Malheureusement c’est fermé, dommage parce que si c’était aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur on en aurait pris plein les yeux…

Sous la pluie on se dirige donc vers Christiana, que le Lonely Planet décrit mieux que moi :
« Etat indépendant autoproclamé au cœur même du Danemark, cette expérience sociale sera selon votre interlocuteur un havre à l’écart du conformisme ou un repaire d’anarchistes iniques. Ce ghetto alternatif fort de 1000 âmes dans les années 80 vit aujourd’hui ses dernières années. Pour le visiteur, Christiana est toutefois surtout connue pour sa culture du hashich » Bon les Rennais ont adoré, mais avec Marjo ça ne nous a pas vraiment fait fantasmer…

Il nous reste trois heure à tuer avant le départ du bus, il pleut et nos ventres crient famine « Famine ». On décide donc d’aller jouer aux cartes au Burger King, le seul endroit où on pourra manger avec les 50 couronnes danoises qu’il nous reste et squatter pendant deux heures sans que personnes ne nous dise rien. Nouvelle partie de ‘président-trou du cul’, nouvelle victoire… (Bon c’est vrai on en a fait deux au milieu où j’ai été dernier mais ça faut pas le dire…).


Les visites qui rythmeront mon année suédoise commencent bien ! Vivement la prochaine !

Sunday, September 03, 2006

Tre Kronor –Ryssland

Jeudi, c’était le grand jour, deux semaines qu’on attendait ça et voila enfin c’était arrivé. Premier match de hockey en Suède, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait de l’équipe nationale opposée à la Russie. Deux des six meilleures nations mondiales s’affrontaient donc dans le cadre de l’Euro tour, un petit tournoi d’été organisé par la République Tchèque.
La Suède a cette année remporté les Jeux Olympiques à Turin en février et les Championnats du Monde en mai. C’est la première nation qui réussit à faire un tel doublé et il faut dire que les Suédois en sont assez fier. Bon je dois aussi admettre que toutes les stars des deux équipes sont actuellement aux Etats-Unis pour la reprise de la NHL, mais dans l’équipe suédoise il y en avait quand même un tiers qui avait participé à la conquête du titre mondial en mai (et puis c'est toujours un niveau au dessus de ce qu'on voit en France...).
Arrivés une heure avant le début du match dans la patinoire (nos billets n’étaient pas placés, il fallait s’assurer une bonne place), les tribunes sont encore vides ce qui ne fait qu’amplifier l’imposante taille du Cloetta Center (Cloetta c’est une marque de chocolat, la classe !!). Une sorte de palais omnisport / palais des congrès immense. La patinoire doit avoir entre 8000 et 10000 places ce qui me change de l’unique tribune de Dunkerque.
Une mascotte ridicule en bonhomme de neige tente de faire monter l’ambiance mais les équipes arrivent pour l’échauffement. Cinq, six ans que je n’ai plus été voir un match de hockey après avoir usé mes jeans sur les tribunes de toutes les patinoires du Nord de la France pendant plus de dix ans, les automatismes visuels reviennent rapidement. C’est que ça va vite quand on y connaît rien !


Enfin 19 h le match commence après une entrée triomphale de l’équipe aux Trois Couronnes digne d’un show à l’américaine.


Pour parler cinq minutes du match, car je ne sais pas si plus de cinq personnes comprendront ce résumé, c’était vraiment bizarre car il y a eu énormément de pénalités, de prison, et du coup ils ont quasiment jamais joué à 5 contre 5 ! C’était du coup souvent des jeux de puissance, une attaque-défense posée pas trop de jeu « habituel ». Mais bon c’était marrant.
Finalement ça a fait 3-3. Donc prolongation en mort subite, à quatre contre quatre (je me souvenais plus de cette règle mais c’est peut être nouveau de retirer un joueur pour les cinq minutes de prolongation) enfin plus souvent à quatre contre trois…
Et finalement série de penalties. La Russie l’emporte au septième penalty. Déception dans les rangs et dans la patinoire…
Mais bon quand même on s’en fou un peu on retiendra surtout que c’était un très agréable moment, à refaire avec l’équipe de Linköping lors des matches de championnat car l’ambiance doit être bien meilleure (on était 5000 dans la patinoire mais ambiance pas terrible, rien a voir avec 200 Lillois au Crit).

HEJA SVERIGE !!!

Thursday, August 31, 2006

Période de transition

Voila les cours de suédois sont finis. Deux semaines de vacances s’offrent à nous. Vacances ? Difficile à dire, tout le monde a repris, seuls les étudiants en sciences sociales comme moi ne reprennent que le 4 septembre. C’était plus des vacances avant à mon avis, rien que parce que le soleil nous a un peu laissé tomber ces derniers temps. Finies les deux semaines au ciel bleu, bleu comme le ciel azuréen dirait l’autre, maintenant et je citerai ici le « grand » Bébert qui lui profite de la vie suédoise en direct de Lund : «on dirait qu'ici la tradition est d'alterner un jour de beau temps, et un de temps à la Lilloise » (faut pas lui en vouloir il est de Toulouse). Donc pendant le jour de beau temps c’est toujours aussi cool mais pendant le jour de temps « à la Lilloise » on se dit que pour l’hiver il va falloir apprendre à jouer aux cartes.

On est entré dans une période de transition comme l’indique le titre. Deux semaines entre les trois semaines de folie, de vacances du départ et le quotidien qui va s’installer petit à petit avec les cours et la fin de l’été.
Un train-train quotidien qui reste toujours celui d’un étudiant Erasmus. Ne vous inquiétez pas, ne sortez pas vos mouchoirs, tout va toujours très bien ici. Il faut juste noter pour être honnête que la folie furieuse des premières semaines s’est (et c’est pas plus mal pour mon petit corps qui demandait de plus en plus des heures de sommeil…) radoucie.
On n’est plus tout seuls à l’université ou au Ryd comme les deux premières semaines, on n’est plus toujours tous ensemble car chacun suit désormais ses « vrais » cours. Le temps n’est plus toujours estival (ça je l’ai déjà dit et en plus il fait quand même plus beau qu’à Dunkerque apparemment !)…
On est plus tout seuls effectivement, marée de vélos à l'université :


Mais je continue de courir deux fois par semaine, plus un petit match de volley ou de basket, voire même de foot. Il faut que je continue à entretenir ma condition physique, le programme de l’été prochain s’annonce chargé (mais c’est pour ça qu’on y va comme dirait Clément).

On continue aussi de faire la fête de temps en temps (qui a dit tous les soirs ??? bon c’est vrai tous les soirs…). Samedi une très agréable et surréaliste Pool-party a eu lieu chez les suédois (ne demandez pas lesquels j’en connaîs que deux…). J’explique un peu le principe : on met une piscine en plastique devant son appart, on branche un tuyau d’arrosage dans sa salle de bain, on le fait traverser sa chambre, on le fait sortir par la fenêtre (du 1er étage sinon c’est pas drôle), et on rempli la piscine d’eau chaude… On invite plein de gens pour être sur qu’une dizaine sera là. On espère qu’il pleuve (c’est plus rigolo) et pour finir on réserve le sauna. Accessoirement on peut mettre 'the Ketchup song' en boucle mais c'est pas obligé, ça fait gueuler les voisins! Donc voila ma soirée de samedi dernier, sauna, piscine sous la pluie, bières… C’était vraiment sympa !!!


Sinon mercredi c’était le premier kravall à l’université. Le kravall c’est une énorme soirée qui a lieu toutes les 2, 3 semaines ici. Chaque section de l’université (économie, biologie, computer sciences, Exchange students…) organise sa soirée. C’est des soirée genre nuit de l’ICAM pour ceux qui voient le genre. 8000 étudiants, des concerts, des chapiteaux avec de la musique plus « discothèque »…etc… La première avait pour thème Munchen Hoben, c'est-à-dire la fête de la bière de Munich en octobre. Il faut aussi ajouter que tout le monde porte un Overall. L’overall tradition suédoise et une sorte de bleu de travail aux couleurs de ta section (nous c’est bleu roi mais il y a aussi blanc, vert, rouge, jaune, bleu ciel, bleu turquoise et noir…) que tu décores avec des patches (écussons). Les patches des soirées, de l’université, de ce que tu veux en fait. Je viens d’avoir le mien mais je dois encore le customiser. Ça va être Pimp my overall® la semaine prochaine… atelier couture. Je vous mets des photos dès que c’est près… promis !!!


Bon et parce que deux semaines sans rien de particulier à faire, je vais sûrement partir en visite pour tuer le temps ;)

Monday, August 14, 2006

Deux semaines géniales

Je profite d’une après midi grisâtre pour essayer de vous raconter un peu la vie quotidienne ici. Mon train-train quotidien quoi, même s’il me semble que cela ressemble plutôt à un TGV, une boîte de nuit sur rails peut-être ;)
Les deux premières semaines furent très ensoleillées. Le thermomètre, que je n’ai pas mais bon c’est l’expression consacrée, a du atteindre tous les jours les 25° facilement, voire 30° certains jours…

Donc ma journée type commençait souvent entre 7h30 et 8h. Réveil difficile, il faut déjeuner, passer sous la douche, préparer un petit casse-croûte pour le midi (manger tous les jours au RU « Vallfarten » reviendrait trop cher) et être à l'Université a 9h.

De 9h à 15h je suis donc des cours « intensifs » de suédois. On se marre bien, on apprend une nouvelle langue, des nouveaux mots, des nouvelles règles de grammaire… (tout est nouveau en fait) dans une ambiance très détendue. Les cours sont intéressants, ils sont adaptés à des jeunes de 20 à 25 ans : on passe assez vite sur les chiffres et les couleurs mais on insiste sur le supermarché, les aliments, comment commander une bière… C’est vraiment bien, même si quand on se réveille on n’a vraiment pas envie d’y aller, une fois qu’on y est on est content de s’être levé.
Les Allemands ont vraiment plus de facilité que nous du fait de la ressemblance entre les deux langues mais les espagnols et les asiatiques nous rassurent en nous montrant tous les jours qu’il y a pire que nous…
Du fait de « l’heure académique » qui ici est de 45 minutes on est sortis à 14h30. Peut alors commencer la vraie journée ;)

Petit détour par la maison pour checker ses mails, se reposer un peu, faire quelques courses au supermarché… et on se retrouve pour faire un beach-volley, un foot, un sauna ou un tour en ville sur le coup de 16h.
Tous les étudiants habitent à Ryd, une sorte de ghetto entouré par la forêt à 4km du centre ville. On ne va pas s’en plaindre ! Entre les bâtiments il y a des terrains de beach-volley, de foot, des cours de tennis, des espaces verts pour se détendre… c’est vraiment trop cool.

Vient alors l’heure de manger, on se retrouve alors tous près du terrain de beach-volley pour un barbecue géant. Il y a des grands foyers où on peut mettre son charbon de bois et c’est parti. Chacun arrive avec quelques bières, du pain et sa saucisse et on passe une super bonne soirée. On est toujours une petite centaine même quand on organise ça vers 19h !
Le retour à la maison dépend de l’ambiance là-bas, il oscille entre minuit et 3h30…
Bon il y a aussi des soirs où on ne fait pas de barbecue mais on finit toujours par se retrouver chez quelqu’un à manger des pâtes ou des pizzas…

Scénes de barbecue :


Pour la soirée on a un programme chargé, plusieurs variantes possibles :
Le mardi soir c’est soirée « International Pub » au HG le pub-étudiant du Ryd. Centre géographique et stratégique du Ryd il nous accueillera de nombreuses nuits cette année je pense. Surtout quand la neige nous empêchera d’aller au centre ville.
Mercredi soir c’est soirée live au Flamman, l’autre pub-étudiant à la sortie de la forêt (entre le centre ville et Ryd). Un groupe de jazz, blues … se produit et on peut acheter des hamburgers maison…
Le groupe arrête vers 10h et la soirée continue à l'intérieur... C'est une photo de mercredi dernier, c'était très sympa. Soirée calme mais ça permet de continuer à découvrir des gens.

Vendredi et samedi il n’y a rien de prévu mais c’est le week-end donc forcément il y a quelque chose souvent la même chose que la semaine mais en plus intense. Il faut ici remarquer que tout ferme à 3h en Suède. Il faut donc souvent se rabattre sur des afters plus ou moins organisée, ou aller se coucher (il faut quand même dormir des fois…).
Et dimanche c’est Fika. Tradition suédoise, on se retrouve le dimanche soir chez quelqu’un et on mange des gâteaux et on boit du thé/café. Le retour de la veillée chère à tous ces grands-parents qui n’avaient pas la télé quand ils étaient jeunes. Le cake-master change toutes les semaines, mais ici c’est plutôt des gâteaux achetés ;).
Lundi et jeudi ? on improvise… pourquoi pas un barbecue ?

Voila la journée type de ces deux premières semaines. Je ne m’ennuie pas comme vous pouvez le voir. Si on intercale dans ce programme quelques heures sur Internet pour se tenir au courant des nouvelles (lemonde.fr, lequipe.fr et copainssurmsn.com) et les activités organisées par l’Erasmus Student Network. Je suis overbooké. Mais c’était aussi pour ça que je venais. On vera quand le soleil va partir et que les vrais cours vont arriver mais je pense que mon année à l’étranger sera 11 mois de bonheur.
C’est parti sur les chapeaux de roue en tout cas !

Sunday, August 13, 2006

Jag cyclar i Sverige

La Suède c’est les blondes, le hockey mais c’est aussi le pays des vélos. Je ne sais pas si en te promenant dans la rue tu as plus de chance de croiser une blonde ou un vélo… il faudrait faire le test.

Comme aux Pays-Bas, comme à Munster (Allemagne) il y a des vélos partout. Tout le monde a son vélo, certains suédois en ont même deux ou trois et peuvent ainsi se permettre d’en laisser un au centre ville et de rentrer en taxi quand ils sortent de soirée à 3h du mat’, qu’il fait très froid ou s’ils sont crevés (dans tous les sens du terme)…

Bien sur les infrastructures suivent et il y a partout des pistes cyclables, des vrais, pas 50 cm au bord de la route ; des range-vélos à chaque coin de rue. C’est surtout ça qui manque en France, les infrastructures. C’est tellement agréable qu’on se demande pourquoi on ne fait pas ça aussi chez nous. Pour lutter contre l’obésité rien de telle qu’une petite piste cyclable plutôt que de retirer les distributeurs de sucreries des collèges parce qu’après tout le monde est puni, même les maigres ils ne peuvent pas manger leur Mars™ quotidien.

Donc pour en revenir a moi, - faire un blog c’est un peu flatter son égocentricité, on en revient toujours à soi…- je me suis vite rendu compte que après avoir ouvert mon compte la chose la plus importante a faire était de trouver un vélo d’occasion. Parce que les 4 km jusqu’au centre ville sous le pluie (premier mercredi) seraient rapidement insupportables.
Nous voila donc partis a trois pour trouver un vélo pas trop pourri et pas trop cher. Souvent c’est ou l’un ou l’autre mais après avoir rendu visite à 4, 5 marchands plus ou moins louches, on se demande toujours s'ils les ont pas volé leurs vélos, on est tombé chez un marchand top qui nous a vendu des vélos tout équipés pour 500 kr (soit en gros 50€). C’était l’affaire du siècle. Il nous a même monté les lumières et les réflecteurs. Parce qu’ici les lumières avant et arrière, les réflecteurs avant, arrière et latéraux et la sonnette sont obligatoires. C’est papa qui sera content ! Il y a même des descentes de policiers à la fac pour vérifier. Les amendes s’élèvent à 700kr (si vous avez compris le truc entre couronnes et euros vous vous rendez compte que c’est pas donné, si vous avez pas compris achetez vos lumières ça sera plus facile).
Donc voila mon magnifique vélo rouge



Dimanche dernier on a été au lac pas très loin et je me disais que c’était vraiment trop cool d’être comme ça à 15 potes en vélo dans la campagne pour aller au lac (mais c’est pareil pour aller à la fac, ou « downtown »). Mais finalement j’aime beaucoup moins depuis… parce que à 15 il y a toujours des espagnoles qu’on attend, des gens qui déraillent et des qui se cassent la gueule et des gens qui crèvent … on a mis 2h pour faire 10km. A ce moment on rêve des 17km/h d’André, on se dit que finalement c’est pas si lent !!
Les aléas de la bicyclettes me direz vous…

Saturday, August 05, 2006

Let’s share the kitchen (1er août)

Mardi c’est le grand jour, on se dépêche, il est pas encore 9h et le petit déjeuner est déjà avalé, le bus qui nous y amènera trouvé, attendu, emprunté et quitté. Mes sacs ne me font pas mal, mon organisme semble supporter les 35 kilos beaucoup plus facilement que 60 heures plus tôt. Mon cerveau ne pense pas à la douleur, il a oublié la bandoulière qui me scie l’épaule, il n’a qu’une obsession, trouver le batiment du Studentbostäder !

Etrange me direz-vous, mais où coure-t-il donc ? (Je ne pense pas que courir soit le mot adéquat, les 35 kilos sans roulettes ralentissent considérablement ma progression.)

Indices : nous sommes le 1er août … toujours pas ? … le Ryd (prononcer Rud) est le quartier des étudiants… et maintenant vous avez trouvé ? … bravo !

En effet (mot de liaison permettant à ceux qui n’ont toujours pas trouvé de se fondre dans la masse des plus vifs d’esprit sans attirer l’attention) il est temps pour moi de venir chercher les clés de mon appart.

Dialogue avec un guichetier très charmant (et oui il n’y en a pas que pour les homme ici, les suédois peuvent aussi être très charmants, Marjorie a les yeux encore plein d’étoiles), l’anglais m’est de plus en plus familier, j’obtiens enfin le sésame tant attendu, les clés de mon chez-moi.


Ryds Allé, bâtiment 9, troisième étage.
J’entre, long couloir, quatre portes de chaque côté, au fond cela semble être la partie commune, il y a quelqu’un. Deux allemands (mon koridor-mate et sa cousine en visite) regardent la télé, je me présente, demande laquelle des 8 est la mienne, il paraît surpris car la fille qui y habitait n’est partie que la veille, il semble ne pas s’en être rendu compte et hésite à me laisser rentrer. La chambre est vide, il est rassuré et me laisse découvrir ces 20 m² qui seront les miens pendant cette année.

Petite « entrée » avec les deux portes vers la salle de bain et la pièce principale et un grand (voire très grand) placard. La pièce principale est grande, lumineuse et bien équipée pour une chambre d’étudiant standard. Un lit, un bureau, une chaise de bureau, une bibliothèque et un fauteuil. Le tout est assez récent et plutôt sympa, IKEA quoi.


René (dans le choix des prénoms aussi nous avons une nette avance sur l’Allemagne) me fait « visiter » la partie commune, je m’octroie un placard et deux étages d’un des trois frigos.
Le plus important à ses yeux est de m’informer et de me détailler le tri des déchets. Nous avons quatre poubelles différentes (cartons, bouteilles, emballages et le reste).
C’est le bazar mais c’est propre (standards de propreté d’étudiant masculin). C’est le principal car dans certains koridors, la partie commune est vraiment sale.



Je suis vraiment content de ma chambre, la vue de ma fenêtre est sympathique (c’est assez vert) et les conditions de vie seront aussi bonnes qu’à Lille.
Merci Mr Kamprad.

295 (lundi 31 juillet)

Deuxième journée à Linköping. Deux objectifs pour cette journée : ouvrir un compte et aller à l’Université pour leur dire que je suis arrivé.

La banque ouvrait à 10h.
9h55, je suis devant la porte avec Marjorie. Malheureusement une fois à l’intérieur on nous apprend que pour ouvrir un compte à la SEB il nous faut un Personal Swedish Number qu’il nous faut aller chercher au Tax Office. Bien entendu le dit Tax Office ne s’appelle pas comme ça et les explications de notre futur-ex-banquier étaient aussi claires qu’il était sympathique.
Grâce à une Suédoise blonde, et sympathique elle, qui décide même de nous accompagner nous trouvons le Skatteverket. J’y explique mon problème et une adorable dame nous dit que si nous ne travaillons pas elle ne peut pas nous donner de Personal Swedish Number, qu’il faut demander à la banque pour qu’elle en crée un faux qui fera office de….
L’administration française disiez-vous !!!!!!

De retour chez notre cher futur-ex-banquier, les gens sont maintenant là et on doit faire la queue…pour qu’il nous dise qu’il ne peut rien faire et que l’on devrait aller voir du côté de la Nordea qui a un partenariat avec l’Université.
En arrivant à la Nordea, tous nos doutes de la veille se révèlent infondés, ils ne sont pas morts ! Au contraire, ils avaient tous repris des forces profitant de la pause dominicale pour venir faire la queue à la banque le lendemain. Néophyte que je suis, je me suis promené tout le dimanche et je manque de défaillir après 45 minutes d’attente.
Finalement pour midi, j’ai pu ouvrir mon compte, déposer mes 1500 €, payer mon premier loyer et retirer 1000 couronnes. Tout ça grâce à une autre Suédoise blonde et sympathique.

On notera ici que la Suède est le pays des petits tickets définissant l’ordre de passage. Partout il nous faut tirer un numéro et ensuite faire la queue pendant parfois très longtemps…
Après m’être aperçu que je n’irais pas loin avec mes 1000 couronnes je décide de retourner voire ma banquière préférée, il est juste 15h, la banque va fermer, le numéro appelé est le 236, je regarde le mien : 295 !

Premier jour, premières impressions (30 juillet)

La véritable première pensée qui m’est venue à l’esprit en sortant de l’avion, en mettant mon premier pas sur le tarmac suédois, aura été « Tient il n’y a pas de neige ! » (les mauvaises langues apprendront qu’il fait 27°) , la seconde quelques instants plus tard en passant devant une employée de l’aéroport « mais par contre elles sont vraiment blondes ! ».
Je suis alors impatient de monter dans le bus pour découvrir la Suède parce que l’aéroport ressemble à un aéroport et les machines à boissons à des machines à boissons. Mais je vais devoir encore patienter parce que partant à minuit je n’ai pas vu grand-chose… surtout quand je me suis endormi ! Il y a l’air d’avoir beaucoup d’arbres… ;-)

Ce matin après un petit déjeuner à l’hôtel on part (avec Marjorie) découvrir la ville qui nous supportera pendant un an, la pauvre !
Tout de suite nous avons un grand sentiment d’espace. Les rues sont larges, bordées de pelouses, les arbres sont partout, les maisons semblent lointaines… Ce n’est pas la ville « de chez nous » avec des maisons de 3 étages partout le long des rues. C’est difficile a expliquer mais il semble que les Suédois profitent au maximum de l’espace qu’ils ont, Linköping est très étendue avec des parcs partout, des maisons rarement mitoyennes, rarement très hautes… (sauf dans le centre ville bien sur).
Pour amplifier le phénomène il n’y a personne nulle part ! Les Linköpingois font sûrement la grasse matinée ou ils sont partis en vacances, en week-end (on est dimanche). On arrive au centre ville, toujours personne, les magasins sont fermés, on connaît rien, on comprend rien et on a rien de particulier à faire. Petit sentiment de solitude.
On arpente les rues du centre ville et attirés par sa flèche en cuivre on se retrouve devant la cathédrale, il est presque 11h, je rencontre enfin des Suédois, ils descendent de leur vélo pour aller à la messe. Une messe luthérienne en suédois ne nous dit rien alors on décide d’aller voir l’Université.

A trois kilomètres du centre ville, l’Université semble confirmer mes premiers sentiments : on profite de l’espace dont on dispose. Les bâtiments n’ont qu’un étage, plutôt modernes, ils ont l’air sympa, les conditions de travail seront sûrement très bonnes. Le campus est vraiment vaste avec encore des pelouses et des arbres et des bancs et des parkings a vélos partout. Même si tout est fermé et qu’il n’y a pas grand monde (nous deux et quelques cyclistes qui passent assez rapidement), ça a l’air vraiment cool pour faire ses études.

Après un petit passage devant nos apparts respectifs, bâtiment 9 Ryds Allé, on s’arrête au MacDo. Original direz-vous et bien oui, on peut prendre des carottes (des jeunes genre celles des boites de conserve) à la place des frites, le Fanta n’a pas le même goût et il faut trier ses déchets en partant. Je suis carrément dépaysé !!!

Finalement les gens se rendent comptent que les Français ne sont pas méchants et sur les coups de 18h ils commencent à peupler les rues. Je suis rassuré, ils ne sont pas tous morts !
Mais bientôt les 27000 étudiants du campus vont prendre le contrôle des rues, des pubs, de la ville et là on va commencer à s’amuser un peu plus ;-)

Walkommen

Bienvenue sur ce nouveau lien entre le monde et Linköping.
Je vais essayer de vous faire vivre le plus fidèlement possible mon année en Suède, vous faire partager cette expérience unique et exceptionnelle (j’espère).
Pour l’instant j’ai du temps mais les relations se nouant j’essaierais de ne pas oublier tous mes fans aux quatre coins du monde qui attendent impatiemment de mes nouvelles en restant écrire des articles plutôt que d’aller faire la fête…ou de travailler !!